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1991-1995 190.000 km 4 ans et 13 jours - 46.500 km/an |
BMW 530i (Série III) |
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Pour
remplacer la 528 fin 1991, je ne voyais rien d'autre qu'une série 5 plus récente.
Finies les petites annonces, autant chercher directement dans le réseau,
et plus précisément via Roland Bassaler. J'avais le choix entre une 525i
et une 530i. A l'avantage de la première,
un toit ouvrant et, à l'avantage de la seconde, tout le reste. C'est un
modèle de Février 1990 avec 38000 Km, noir métallisé, intérieur velours beige
clair, ordinateur de bord, quatre vitres électriques et rideau
pare-soleil arrière (d'origine bien sur, pas des mickey à ventouse de
chez Autoplus). Elle a un
ABS. Ma première voiture a en être équipée. La
transmission possède un pont court (d'origine australienne) qui rétablit
une démultiplication décente sur le dernier rapport (La 530i de
base avait une boite "longue"). La première tire certes un peu
court, mais la suite s'étage bien, au point de pouvoir atteindre le
rupteur en cinquième. Comme ce montage n'a rien d'officiel, la
discrétion est de mise pour conserver la catégorie fiscale d'origine
plus avantageuse. En
matière de roues, cette 530 est équipée de ce qui se fait de mieux à
l'époque : des BBS bi-métal démontables, chaussées en 225.50 X 16.
L'aileron
de malle par contre est superflu. Christian
rachète la 530 fin 1995, mais gardera un très mauvais
souvenir de son retour de Bruxelles, le 2 Janvier 1997... |
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Tourisme |
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J'aurai
parcouru presque 200000 Km avec la 530, pour l'essentiel sur l'autoroute
entre Draveil et Bruxelles. Il y a 328 Km de porte à porte et je fais
l'aller retour toutes les semaines. Les trajets du dimanche soir vers
Bruxelles s'avèrent propices à quelques excès bien condamnables, car il
y a peu de trafic et pas de camion. Ce sont les heures glorieuses de la
CB, avec une ambiance sympathique lorsque tout est QRO
sur le grand
ruban. J'établis un record à 1h 56', soit une moyenne de 170 Km/h,
sorties urbaines et péages inclus. Sur certains tronçons, le rupteur
d'allumage se déclenche, aiguille du compteur en butée à 240. Deux
remarques : un, c'est très mal et, deux, je ne pouvais pas faire mieux :
il aurait alors fallu refaire le plein et donc perdre du temps (remarque :
> 21 L/100 à ce rythme). Pour
raisons professionnelles, j'effectue pas mal de voyages vers les Pays Bas,
à Maastricht, Apeldoorn et Amsterdam Les ballades familiales ne sont pas en reste. La voiture nous conduit une dernière fois à l'Île de Ré, en 1991. Les vacances suivantes seront sous le signe du transport aérien. Souvenir aussi d'un agréable tour de Normandie au printemps, et d'une virée autour de l'estuaire de l'Escaut pour faire découvrir un peu d'air batave à Chantal. Comme toujours, un petit tour aux Ponts de Cé où Denys s'est provisoirement converti à la 528i sportline. |
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The JM touch |
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Pose de la radio avec deux nouveautés : le lecteur de CD et le caisson de basses amplifié. Montage propre de la CB également ainsi que, plus original, d'une glacière réfrigérée dans le coffre, pour le transport -express- de surgelés entre la France et la Belgique. Il n'y a pas d'alarme, mais je monte une diode clignotante qui le fait croire. |
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Mécanique |
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Le
moteur
résiste bien au traitement sévère que je lui fais subir. Seul signe
d'usure, à partir de 180000 Km, un bruit de distribution que l'on ne peut
plus atténuer car les culbuteurs ne tiennent pas le réglage. Un
concessionnaire de Bruxelles m'indique alors laconiquement que la seule
chose à envisager est l'échange standard ! Le bruit restera stable un
tour de compteur supplémentaire... La
pompe à eau est changée vers 160000 Km, soupçonnée d'être à
l'origine d'une suspecte perte de liquide. Bon diagnostic. Sinon, rien. C'est ma première voiture dont la transmission n'aura nécessité aucune intervention. Ah si, les belles jantes BBS étaient fragiles, et l'une d'elle a fini par se fendre. Très difficile à trouver et odieusement cher, mais emballé dans du papier de soie, et présenté dans une jolie boite. |
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Ah, les voyous |
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229 rue du Noyer |
Ce genre de voiture parquée la nuit dans les rues de Bruxelles excite la convoitise du malfrat car je comptabilise trois bris de serrure, et de profondes rayures sur tout le tour de la carrosserie, exécutées en deux temps. Heureusement, l'assurance de Syseca prend en charge tous les dossiers, et m'offre notamment une belle peinture neuve. Elle me remplace aussi un pare-brise, que j'ai cassé en balançant mon attaché case à l'intérieur de la voiture, arrachant au passage le rétroviseur serti dans le verre. |
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Autre bris de glace par la grâce d'Arthur qui, encore tout à son cours de karaté, shoote un gravier sur la voiture. Très amusant de se retrouver sans vitre conducteur un dimanche pluvieux d'automne, peu avant de repartir pour Bruxelles. Je taille un plexiglas à la forme juste (merci les centres de bricolage ouverts le Dimanche) et le monte avec une telle précision qu'il tient sans scotch et résiste à vitesse élevée. Content. |
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Faits de route |
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Une interception de nuit, avant Amsterdam, parce que je volais trop bas sur l'autoroute. Les policiers exigent bien sur que je paie cash sous peine de saisir l'auto, et acceptent sans problème un mélange de devises (L'Euro avant l'heure). J'imagine qu'ils sont allés au restaurant avec ce pécule, sinon pourquoi aurais je reçu un rappel plus tard ? Au moins deux autres flashes en Belgique (Mons et Arlon), mais sans suite. Avant l'ouverture de l'espace de Schengen, les polices n'échangeaient pas leurs dossiers (après non plus, d'ailleurs). Un tour pendable entre Laval et Mayenne dont j'ai bien honte. En sortant d'une révision chez Bassaler, j'oublie le contrôle de vitesse que, pourtant, j'avais repéré sur la quatre voies. La 530 tournait le feu de dieu, et c'est à un bon 180 que je passe devant le Mesta 208. 200 mètres après la fin du tronçon, un pandore se tient déjà, un bras en l'air, au milieu de la route. 200 mètres : trop loin pour lire une plaque d'immatriculation, mais large pour faire poliment demi-tour... Je suis rentré par la vieille route. Une photo de nuit sur la N4 à Villeneuve St Georges n'aura pas de suite, car elle est prise en Mai 1995, et tout le monde sait que l'on peut faire tout ce qu'on veut en France entre deux tours de présidentielles. |
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