1995-2001

170.000 km

5 ans et 1 mois - 33.350 km/an

BMW 325 Tds Touring

 942 BQT 91 

 

674- EURO

 

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                                Toyota

Le remplacement de la 530 se pose avec un nouveau paramètre : l'économie. Je parcours presque 50000 Km par an et ses 13,5 l de sans plomb au 100 sont loin de constituer un optimum. En tournant le problème dans tous les sens, quelle que soit ma mauvaise foi, seul le diesel permet de réduire la facture carburant par deux. La puissance fiscale aussi. Heureusement, BMW produit alors ce qui se fait de mieux, le 6-cylindres 2.5 l Tds. Tant qu'à donner dans l'utilitaire, autant y aller franco, et c'est vers la version break, annoncée pour l'été 95, que nous nous tournons. C'est la première voiture que j'achète neuve (tarif diplomatique) et, pour me consoler du mazout, je charge en options : finition Pack avec climatisation (encore une première), toit ouvrant électrique (toujours une première), régulateur de vitesse (idem), Jantes alu, vitres arrières électriques, etc.

La commande est passée en Juillet pour une livraison en Août : après plusieurs reports, la voiture est enfin livrée fin Novembre. L'usine tournait en rond sur un problème de résonance qui apparait dans les Touring équipées du Tds, et seulement dans celles là. J'ai choisi le bon modèle. 

Comme je ne veux plus continuer de rouler avec la 530 qui totalise trop de kilomètres, Roland me prête pour 3 mois (soit 15000 Km) une sympathique 323i qui sonne comme un proto et tient le pavé comme une savonnette. "La voiture préférée des trafiquants de drogue" me fait remarquer un douanier zélé en entreprenant une fouille consciencieuse du véhicule, un soir lors d'un passage de la frontière. Sincère (et un peu agacé), je l'encourage à faire son boulot en signalant que je travaille pour la sécurité aérienne, et que les contrôles sont à la base de la sécurité. "Alors, on est collègue !?" conclut il en me laissant repartir (ce, prouvant qu'il n'avait pas complètement assimilé le message sécuritaire précédemment énoncé).

Chantal hérite de la 325 en 1997 et la conservera jusqu'à sa revente en 2001.

 

Tourisme

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Toujours beaucoup de kilomètres parcourus entre Paris et Bruxelles, d'abord entre mes mains (jusqu'en 1997), puis entre celles de Chantal qui perpétue les trajets hebdomadaires avant de se convertir au Thalys. Le diesel de 143 Ch a finalement une assez belle santé et permet des moyennes confortables. Il permet même de tenir facilement le 200 au cruise-control en se riant des côtes.

Nos virées familiales sont aussi plus distantes qu'auparavant avec des destinations comme l'Alsace (Toussaint 1996), Esparon du Verdon (Pâques 1997),  Torre del Garda (Été 1997) ou Lagnes (Été 1998). La route vers Mayenne aussi est plus longue, avec 600 Km jusqu'à Bruxelles. 

Charlotte déteste plus que jamais les virages et l'exprime avec toujours la même fougue. Sur une route des Alpes, elle prend un malin plaisir à ruiner tout le bénéfice du dépassement laborieux d'une file interminable de caravanes en imposant un arrêt d'urgence sitôt le dernier véhicule passé...

 

The JM touch

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Comme je voulais récupérer la radio de la 530, je n'ai pas pris l'option radio BMW. Erreur. Ainsi que pratiquement toutes les voitures maintenant, la 325 est pré-cablée pour les options constructeur, et le montage de ma radio impose un bricolage pénible sur les connecteurs normalisés. Sans compter que l'intégration au tableau de bord est moins esthétique. J'installe aussi le boomer amplifié au dos de la banquette arrière, et une antenne de toit multi-mode, commune à la radio et la CB.

A partir de la fête des Pères 1998, le porte-vélo est devenu un accessoire indispensable.

Début 2000, je remplace la radio qui a lâché, radio que je récupèrerai lors de la revente pour installer fourbement à sa place celle du Z3 qui vient de rendre l'âme.

 

Mécanique

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Les 110000 premiers kilomètres se font sans le moindre incident mécanique, mais une succession de problèmes à partir de l'hiver 1998 entachent sérieusement le tableau. 

Pas de chance pour Chantal qui en fait les frais, avec en particulier deux pannes de nuit, en hiver, sur l'autoroute. La première est une panne vicieuse de pompe à carburant qui désamorce avant que le réservoir ne soit vide. La corrélation avec le niveau de gasoil n'étant pas immédiate, la panne se reproduira plusieurs fois avant que le diagnostic ne soit établi. La seconde panne sur autoroute se produit en Décembre 2000, avec une pompe à eau qui lâche. Entre temps, la voiture refuse régulièrement de démarrer, à cause d'un problème récurrent d'alarme (que je fais inhiber), puis d'injecteur. 

Une fois (en Belge dans le texte), le moteur s'arrête sans prévenir et c'est le retour sur plateau au beau milieu de l'après midi. Mais ça, c'est normal quand on vient de faire le plein en sans-plomb dans un Diesel...

Cette série de problèmes accélère le changement de la voiture début 2001, d'autant que la batterie ne tenait plus la charge et que l'échappement donnait des signes de faiblesse.

 

Faits de route

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Par contre, on s'est embourbé

 

 

 

 

Point de tôle emboutie ni de larcin commis sur cette auto, pas de vitre cassée, rien.

 

Pas d'infraction de vitesse non plus, mais c'était juste.

Une première fois, interception sur l'autoroute A1 à 158 Km/h; un fier destrier m'invite à le suivre sur l'aire de stationnement la plus proche. Persuadé de ne pas avoir commis l'infraction (car une auto me doublait grosso-modo à cet endroit), je refuse de donner mes papiers à celui qui me les demande, avec une conviction telle que son chef doit intervenir. Ce dernier accueille mon argumentation sur les problèmes d'interférence dans la mesure Doppler avec intérêt. Comme je l'avais pressenti au fait qu'il ne portait pas de moustache, c'est un homme courtois. Il m'autorise à reprendre la route en concluant "...et ne considérez pas ceci comme un passe droit."

La seconde fois, Chantal se fait flasher à 144 Km/h en Belgique. La voiture étant à mon nom, je reçois le pro-justicia. Or, au moment même de l'infraction, j'étais sagement dans l'avion entre Prague et Bruxelles (une carte d'embarquement a valeur de preuve). Un coupable doit alors être désigné. Belle Maman se sacrifie, car c'est celle pour laquelle l'utilisation du permis est la moins critique (d'ailleurs, elle ne s'en est plus servi depuis trente ans). Pas de suite.

La police des stationnements reste perplexe....

 

Tracasseries administratives

 

 

En 1997, nous décidons d'importer la voiture en Belgique pour l'y faire immatriculer, afin d'être parfaitement en règle au niveau de l'assurance. 

Après avoir dédouané la voiture, il suffit donc de (1) faire immatriculer la voiture en Belgique puis (2) restituer la carte grise Française pour annulation. Simple. 

Sauf que (1) ne peut être fait sans le Certificat de Conformité Européenne (CCCEE) de la voiture. Or, ce document, détenu par l'importateur BMW en France, ne peut être restitué que lorsque la voiture est désimmatriculée.

 --> ça ne peut pas marcher.

Ayant finalement réussi à convaincre l'importateur du problème (avec l'intervention de Roland), je récupère le CCCEE de la BMW 325 Tds.

Mais, et là on est en Belgique, le service des immatriculations ne trouve pas trace de l'homologation de la BMW 325 Tds chez eux, et ne sait donc pas établir la carte rose. Amusant. Il faut alors prendre contact avec l'importateur BMW en Belgique pour avoir le CCCE. Oui, mais je l'ai déjà. Ah ? Euh... alors, qu'est ce que je fais ?

Conciliant, le type finit par me donner les formulaires à remplir moi-même, ce que j'ai fait honnêtement. J'aurais pu en profiter pour indiquer que la voiture ne faisait que 4 Ch fiscaux (alors qu'elle en fait 13 en Belgique contre 7 en France)... ça aurait fait un sacré collector.

Ah oui, la voiture est revendue depuis longtemps, mais elle restera immatriculée en France pour toujours, car je n'ai jamais su où restituer la carte...