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1982-1984 30000 Km |
Alfa Romeo 2000 GTV |
3877 GT 94 |
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sport car
en bref |
Finie
la paisible 204, place au sport. Après quelques mois de recherche dans le
monde des coupé Beta, cabriolet
504 et surtout – inaccessibles - spider
124 Abarth, l'élue sera l'évolution 2 L du coupé alfa Bertone.
Les voitures italiennes de cette époque sont écologiques avant
l'heure, en cela qu'elles disparaissaient en rouille avant de polluer de
leur vieilles
carcasses, et c'est une véritable prouesse que d'en trouver
une dans un état de fraîcheur raisonnable;
ce qui n'était assurément pas le cas de la mienne, mais
impossible de résister. Faute de fiabilité, elle me permet de retrouver
les joies de la mécanique grandeur nature, abandonnées depuis le temps
de la mobylette. Dans la même veine, elle me permet de renouer avec mon
pote Fernand devenu fort opportunément patron d'un garage, la SNAMER, à
Clichy sur Seine (92). L'alfa
est dégottée à Gennevilliers, un 2000 GTV (Gran Turismo Veloce) de 1973
au kilométrage indéterminé, vert foncé métallisé (d'origine, elle était
grise), chaussé de belles jantes
Cromodora.
Elle
sera
revendue en 1984 à Mr Chavez, ambassadeur au Chili, qui l'a achetée
sans vouloir l'essayer et, de surcroît, en m'en offrant pratiquement le
double de ce que j'en attendais. La transaction ayant eu lieu quelque
temps après notre premier contact téléphonique, il avait mal mémorisé
le prix. Nous avons conclu avec son chiffre, afin d'éviter tout incident
diplomatique. Fraîchement repeinte – toujours un kaki métallisé de
Peugeot 604 – il faut reconnaître que l'alfa avait fière allure le
jour de son départ (et puis ça changeait du traditionnel rosso
chiaro). |
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Tourisme |
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Environ
30000 Km parcourus dans cette auto, avec une mémorable virée en Alsace,
sous un déluge d'eau. Le périple avait pourtant débuté de façon
déplaisante par un excès
de vitesse (le premier) à l'entrée de Troyes. Partis pour quinze jours,
nous ne resterons qu'une petite semaine après avoir bâfré dans tous les
bons restaurants qui se présentaient, et fait étape dans les plus
sympathiques hôtels. Très mauvaise note pour l'étanchéité du coffre qui a eu raison de mes superbes pompes italiennes en
chevreau clair. La chasse au chrono sur le Paris-Mayenne par la Nationale 12 fait un joli bond. Avec un moteur pareil et un auto-bloquant, il s'agit bien d'une voiture de sport et on accroche maintenant les deux heures. Grande satisfaction le jour où ce motard (pas un flic) m'arrête à Alençon pour me demander ce que l'auto a dans le ventre, faute d'avoir réussi à me décramponner dans la longue série de virages de Mortagne au Perche. |
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un bien beau volant |
The JM touch L'intérieur passablement défraîchi fait l'objet des premiers soins, à commencer par le remplacement de la moquette pour une teinte claire, jolie mais totalement bâtarde. Deuxième chantier, l'installation Hifi récupérée de la 204, avec nouvelle découpe à la disqueuse de la plage arrière pour poser mes satanés haut-parleurs (ça aurait été beaucoup plus simple en enlevant la lunette arrière...). Touche finale,
italiano sportivo, une paire de longue portées et l'indispensable klaxon
à compresseur (deux tons accordés, pas la cucaracha). |
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Leçons de mécanique |
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le bialbero tout alu |
Un
vrai cas d'école, les TP permanents. Ce genre d'alfa ne peut que
satisfaire les passionnés de Meccano dont je fais partie. Tout comme mon
copain Christian qui s'était lancé au même moment dans la Giulia pas
plus fraîche. Dés lors, la plupart
En amuse-gueule, changement de roulements arrières, silent-blocs, flector d’arbre, brides de carbu, supports moteur, etc., mais aussi un ressort de suspension arrière, cassé net en passant un peu fort une compression sur les boulevards extérieurs (Porte d'Italie). En plat de résistance, remplacement de la boite de vitesses après avoir vidangé de purée de roulements.
Fantaisie typique de la mécanique italienne, je me rappelle ce bel arc électrique
entre la tête de delco et la jauge à huile... au travers d'une fuite
d'essence. Mais elle n'a pas pris feu... |
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Ah
les voyous... |
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La
belle chaîne Pioneer était trop en vue, et l'alarme (celle que m'avaient
offerte les copains pour mes 25 ans) déconnectée. Le tout stationné à
l'air libre à Ivry, et c'en est fini. Les gars n'y sont pas allés de
main morte, arrachant la boite à gants et une partie du tableau de bord;
ma faute, j'avais trop bien fixé le tout. En prime, ces gentlemen ont lacéré
les sièges avants. Coup de chance dans ce sombre malheur, Fernand avait
justement repéré une belle épave de coupé 1600 dans une vente des
domaines, ruinée après un ou deux tonneaux. Transaction à deux, la mécanique
pour lui et l'intérieur havane pour moi. Toujours l'humour des banlieues, je retrouve un matin l'alfa sans
calandre ni phares. Heureusement, la 1600 des domaines n'avaient pas
encore été entièrement cannibalisée. |
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Faits de route |
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Une
performance : deux cartons la même journée. Tôt le matin, une jeune
conductrice grille la priorité en haut de la rue Jean Bonnefoix pour venir me
percuter dans l'aile arrière, m'envoyant en tête à queue. Plus de peur que
de mal, car il n'y a pas de dégâts visibles sur l'alfa. Nous échangeons tout de
même nos coordonnées, au cas où. Le soir, en rentrant de Syseca Saint
Cloud, une Taunus en perdition dans un virage se déporte sur la gauche et
vient me cueillir par l'arrière... au même endroit que le matin.
Seulement cette fois, l'aile bloque la roue, le pare choc est arraché...
et le sinistre individu s'enfuit sans demander son reste. J'admets qu'il n'a pas été très honnête de ma part de contacter
l'amazone du matin pour expliquer que, tout compte fait, il y avait pas mal
de dégâts (Elle n'en revenait d'ailleurs pas que nous n'ayons pas vu ça
le matin). Les temps étant durs, nous nous sommes arrangés à l'amiable,
en faisant réparer nos deux autos à la SNAMER. |
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