Rainbow

1934 - Vainqueur du 15ème défi de l'America's Cup en battant Endeavour par 4 victoires à 2

 

Sloop à quille équipé d'une dérive
 
Jauge Universelle 
Rating : J Class, 76.0
Numéro de voile : J 5
 
Designer                         W. Starling Burgess 
Chantier                          Herreshoff Manufacturing Company, 
                                     Bristol, Rhode Island 
Essais en bassin               University of Michigan 
Voilerie                           Ratsey & Lapthorn, Wilson, New York. 
Mise à l'eau                     15 mai 1934 
Matériau coque                Acier
Matériau mat                   Aluminium
Longueur hors tout           38.90
Longueur de flottaison       24.99
Hauteur mat                    47.08
Largeur                          6.40
Bôme                             20.19
Surface de Voile (m2) 
Déplacement (tonnes)       141
Tirant d'eau                     4.56

                        

La Coupe de l'America (America's Cup) est un trophée en argent attribué au vainqueur de la régate qui porte son nom. La première édition a eu lieu en 1851, ce qui en fait le plus ancien trophée toujours disputé de nos jours. C'est aussi la troisième plus ancienne compétition sportive toujours en cours, après le championnat du monde de Jeu de paume, organisé depuis 1740, et The Boat Race, depuis 1829. Elle se déroule tous les trois à quatre ans depuis 1958. Entre 1851 et 1937, la tenue des régates fut assez chaotique. La course oppose le defender, tenant du titre, au challenger.

America’s cup, 1934

-            Yacht-club : New York Yacht Club Defender

-            Propriétaire d'origine : Syndicat de 18 membres (Dont 4 de la famille Vanderbilt)

-            Équipage : 31 membres

-            Premier skipper : Harold "Mike" S. Vanderbilt

-            Maître d'équipage : George H. Monsell

-            Second : Harry Klevfe

-            Arrière-garde : William Starling Burgess, John Parkinson, C. Sherman Hoyt (barreur de réserve), Prof. Zenas Bliss, Frank C. Paine (spinnaker)

 

1940, triste fin

Après l'America's Cup de 1934, Rainbow fut mis en cale sèche pendant deux ans à Bristol puis remis en ordre par Vanderbilt pour servir de lièvre. Il est vendu à Chandler Hovey en 1937 et dispute les sélections pour le choix du defender, mais Ranger n'en fit qu'une bouchée. Rainbow fut mis au sec au chantier Herreshoff à Bristol puis vendu à la ferraille en 1940...

 

2012, renaissance : le Rainbow H2

En 2007, les architectes navals Dykstra & Partenaires ont été invités à concevoir un nouveau Rainbow suivant la conception originale de William Starling Burgess, mais construit en aluminium avec mât carbone et des voiles compétition de type 3 DL. En outre, Rainbow H2 est équipé d’un système de propulsion diesel-électrique d’une puissance de 350 kW.

En utilisation « touristique », Rainbow H2 sera manœuvré par un équipage professionnel de sept membres pouvant accueillir huit à dix personnes. En compétition, l'équipage de course comprend 25 à 28 membres, dont une grande partie seulement pour manœuvrer le spi géant de 950m2.

L’association des propriétaires de Class J a décidé d’organiser une série de régates en Angleterre en 2012, année olympique. Pour la première fois, il sera possible de voir plus de quatre Class J s’affronter simultanément.  Trois régates sont prévues, la première à Falthmouth dans les Cornouailles, la seconde à Solent, berceau traditionnel des Class J Anglais, et la dernière autour de l’ile de Wright, suivant le tracé original de la « Hundred Guinea Cup Race » de 1851, par la suite devenue Coupe America.

 

La maquette

 

Kit Amati (ref 1700/11 - échelle 1/80) commencé en Août 2007... et terminé en Mai 2012 après une longue période d'oubli. C’est la finesse de ce type de coque qui m’a attirée vers ce modèle.

 

La coque est faite d’un double bordé hêtre/acajou plaqué sur couples, puis peinte au dessus de la ligne de flottaison.

L’accastillage du pont est d’une réalisation sans surprise

 

Si j'avais choisi un voilier avec un gréement Marconi (Grand-voile, foc, clinfoc) pensant que ce serait simple et rapide, je me suis quelque peu fourvoyé. Belle Maman a tout d'abord calé sur la possibilité d'ourler les voiles, à cause de la nature du tissu. Je les ai alors trempées dans une solution de colle à bois comme préconisé, histoire de les rigidifier avant de coller des bandes sur le pourtour. Hélas, elles ne présentaient pas un bel aspect de surface, mais surtout la grand-voile s'est déformée, ne respectant plus l'équerrage bôme-mât. Le résultat disgracieux m'a conduit à tout enlever après avoir gréé l'ensemble une première fois. Finalement, j'ai refait la voilure en papier japon (Kozo blanchi, 59g), obtenant un meilleur résultat qui, toutefois, ne me satisfait pas vraiment. A noter les nervures tracées avec une roue à pizza et les ourlets en sparadrap leukosilk. Pour donner une forme aux drisses, notamment les enroulements sur le pont, vive le vernis à ongles incolore !