| Peregrine Galley (1700-1761) | ||
|
Modèle
SERGAL 160. Construction tout bois. Couples et quille en contreplaqué (découpe
au laser);double bordé en tilleul et noyer; ponts et mâts en noyer.
Vernis satiné. Poulies et caps de mouton en bois; charnières,
espingoles, supports de haubans et cabillots en laiton. Canons en laiton
tourné avec affûts à monter. Figure de proue, sabords et ancres moulées
en bronze. Château arrière en laiton usiné.
La notice indique "nous vous recommandons d'avoir beaucoup de patience". Rassurant: l'allure que prend la coque après ponçage du deuxième bordé; inquiétant: l'alignement et le perçage des sabords; fastidieux: les centaines de nœuds des échelles de singe; remerciement: voiles cousues par belle maman; truc: drapeau vieilli au thé et mis en forme à la laque. Petite entorse à l'original: suppression des lanterneaux latéraux que je trouvais disgracieux. Commencée en Mars 2000, la maquette est terminée en 2002. |
||
|
|
||
|
Le
Peregrine Galley (Faucon Pèlerin) appartient à la catégorie
des « Galley Ship », navires de fret rapides conçus au XVIIème
siècle; aussi appelés « runners », ils furent largement
produits dans les colonies anglaises d’Amérique du Nord. Leur origine
se trouve quelque part dans la flotte Méditerranéenne du XVIème siècle. Les grandes lignes de son histoire mouvementée sont résumées ci dessous : |
||
| 1700 |
Début de la construction de ce trois-mâts carré dans les chantiers Deptford à Sheerness, sur les bords de la Tamise. Sa conception et sa réalisation sont l’œuvre du maître de chantier William Lee.
Destiné au transport de fret, le vaisseau sert plusieurs années dans la royal navy où il acquiert la réputation d’un voilier particulièrement rapide.
|
|
| 1716 | Ses performances et son allure majestueuse le destinent à tout autre chose que le transport de fret ; après ré-aménagement intérieur complet et adaptation des superstructures, il devient un yacht gouvernemental rebaptisé Carolina. |
The 'Peregrine' and Other Royal Yachts off Greenwich circa 1710 |
| 1720 | Le Carolina est désarmé en Août, mais n’est pas démantelé. | |
| 1733 | Renaissance sous un statut encore plus prestigieux, comme Yacht pour la famille royale. Il est baptisé le Royal Caroline, en hommage à Caroline d’Ansbach, épouse de George II. | |
|
1749 |
Fin de la dolce vita. Après 16 années de luxueuse plaisance, le « Royal Caroline » est rendu à la marine britannique où il va reprendre du service. Coupé en deux, il se voit greffer un tronçon qui le rallonge de 3 pieds et 9 pouces (environ 1.1 mètre) puis, compte tenu de sa nouvelle vocation militaire, se voit armé de 16 canons; il retrouve aussi son nom d’origine, le Peregrine Galley.
-->
C’est cette version qui
est reproduite.
|
|
|
Une particularité de gréement qui disparait au XVIIIème siècle : les civadières, établies sur des vergues de civadière en dessous du beaupré, et retenues par des écoutes passant dans dans des sabords de la batterie basse. Utilisant le vent qui passe en dessous du beaupré, elles augmentaient la manoeuvrabilité près des côtes et en combat.
|
|
|
| Parallèlement, un nouveau Royal Caroline d’une conception quasi identique à celle de son prédécesseur mais toujours plus luxueux est mis en chantier à Deptford, sous la maîtrise de Joshua Allin. Il fait 232 tonneaux pour une longueur de 90 pieds et une largeur de 24 pieds. Sa construction revient à 12000 Livres. En 1760, le Royal Caroline est rebaptisé Royal Charlotte, en hommage à Charlotte von Mecklenberg-Strelitz, épouse de George III qui vient d’accéder au trône. Le navire servira de yacht royal jusqu’en 1805 (deux ans après le décès de la reine) et sera désarmé en 1820 | ||
|
Reproductions du Royal Caroline II (maquette au 1/24...)
|
||
| 1761 |
De
son côté, le Peregrine Galley navigue vers une fin tragique.
Le 28 Décembre, il appareille pour Lisbonne en emportant des dépêches, mais n’arrivera jamais, perdu corps et bien dans le Golfe de Biscaye. |
|